Association Stea de Satu Mare

L’association Stea lutte contre l’exploitation des jeunes et des enfants et les aide à devenir indépendants, à travers des activités pédagogiques et éducatives.



luni, 20 septembrie 2010

Ateliers de créations artisanales – un moyen de développer les aptitudes de vie des enfants et jeunes des rues

Les activités de créations artisanales ont démarré il y a plus de deux mois dans le cadre du centre de jour de l'Association Stea, et les enfants et jeunes des rues font déjà des progrès remarquables, tant sur le plan des techniques artisanales qui leur sont transmises qu'au niveau de leur aptitude à travailler et à interagir avec les autres participants et formateurs dans le cadre d'activités de groupes.

Durant cette période, les enfants et jeunes ont continué la pratique de la poterie en expérimentant des techniques de plus en plus compliquées. Les activités ont été d'autant plus intéressantes que les formateurs se sont efforcés de plonger les participants dans une atmosphère de travail entrainante en leur expliquant des points historiques liés aux pratiques artisanales. Les enfants et jeunes des rues ont été  enchantés d'expérimenter la fabrication de différents objets en argile à travers des techniques archaïques utilisées par nos ancêtres avant l'invention du tour de potier.

Pendant la deuxième moitié du mois d'août, nous avons commencé à réaliser des excursions avec les enfants et les jeunes, dans le but de récolter différents matériaux végétaux qui nous servirons lors des prochains ateliers artisanaux. Ce sont les formateurs de l'association culturelle Aranykapu qui ont préparé le travail, en nous expliquant quelles étaient les plantes à collecter, comment les reconnaître et où trouver des spécimens de la qualité requise pour les ateliers, comment les couper, les collecter et les stocker, et l'utilisation que nous en ferons. Les enfants et jeunes ont été intéressés lorsqu'ils ont découvert qu'il s'agissait de plantes qu'ils connaissaient et avaient souvent vues dans la nature, mais dont ils ignoraient, pour la plupart d'entre elles, les possibles utilisations.

D'autre part, les assistants sociaux de Stea ont utilisé les excursions comme des activités pratiques d'éducation comportementale dans le cadre desquelles les enfants et jeunes ont eu l'occasion d'exercer les règles de comportement transmises au centre de jour dans des conditions proches de la vie réelle, avec un contrôle réduit de la part des éducateurs.

La fin de cette période a été marquée par le passage à un nouveau type de matériau pour les ateliers artisanaux : la laine. Ce choix a d'abord été motivé par les conditions de travail de la laine, et il nous était d'autant plus agréable de profiter du beau temps d'été qui nous permet encore de faire les activités sur la superbe terrasse couverte que nous avons à disposition au centre de jour.
  


Tout comme pour le premier atelier de poterie, où il avait aussi été question d'un premier contact avec un nouveau matériau, la formatrice a d'abord laissé les participants découvrir les propriétés de la laine, en commençant par un contact avec la matière brute. Les enfants et les jeunes ont appris qu'il existait différents types de laine qui se distinguent d'abord par leur texture et leur couleur en fonction des animaux desquels elles proviennent. Cette observation a éveillé l'intérêt des participants et entrainé une discussion sur l'élevage des animaux et le processus d'obtention de la laine. Ils sont ensuite passés à l'expérimentation d'une première technique de travail manuel de la laine, afin d'obtenir du feutre (textile).

Par différents mouvements de rotation des paumes, avec des intensités différentes de pressage, en suivant les instructions précises et en utilisant de l'eau et du savon, les enfants et les jeunes ont chacun obtenu à la fin de l'atelier une balle de feutre, chacune de taille et de densité différentes. Conformément aux indications du formateur, le but a été d'obtenir une balle la plus dense possible afin qu'une fois jetée à terre, elle puisse rebondir le plus haut possible - chose peu aisée à réaliser, et qui a mis à l'épreuve la patience de certains des participants. Toutefois, personne ne s'est découragé dans la mesure où l'atmosphère de travail de groupe a été agréable, les enfants et jeunes étant encouragés à continuer au fur et à mesure qu'ils voyaient la laine s'uniformiser et les zones inesthétiques dues au mélange des strates initiales disparaître.

Alors que dans le cas des objets en argile, il n'existait aucun critère clair permettant de définir quelle création était la plus réussie, chacune étant originale et belle dans son genre, cette fois-ci les indications du formateur concernant les caractéristiques recherchées pour les balles de feutre ont éveillé l'esprit de compétition des participants, augmentant ainsi l'enjeu de l'atelier. Il s'est agi d'une compétition positive, les enfants et jeunes essayant à qui mieux mieux d'impressionner le formateur et leurs collègues avec leur création.

Pour les assistants sociaux de Stea, une bonne surprise a été de voir que P.C., 26 ans, a réalisé l'un des plus beaux objets. En effet, cette dernière abandonne en général très vite dans la mesure où elle a une estime d'elle-même très faible et est peu disposée à faire des efforts lorsque survient une difficulté.

Du point de vue des assistants sociaux, les ateliers artisanaux sont devenus un excellent moyen pour développer chez les enfants et jeunes des rues leur aptitude à communiquer et à travailler en groupe, pour permettre l'acquisition de nouvelles connaissances sur le milieu environnant et la société ainsi que pour permettre l'amélioration de l'estime de soi.
 
Aux activités de créations artisanales de cette période ont participé au total 21 enfants et jeunes des rues entre 9 et 35 ans qui fréquentent le centre de jour, ainsi que deux jeunes de l'appartement social de l'association Stea.
 
Ces activités se déroulent dans le cadre du projet „atelier occupationnel pour le soutien à l'intégration des enfants et jeunes des rues”, financé par la Fondation Soros Romania, par l'intermédiaire du programme „Fonds d'Urgence”, et confinancé par le Conseil Local de Satu Mare par l'intermédiaire du SPAS Satu Mare et les associations Popica Onlus (Italie) et Croire Que Tout Est Possible (France).

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